Déjà plus de deux jours qu’une opération d’envergure a été mise en place par les forces de l’ordre sur notre capitale. En effet, tous les conducteurs de deux roues sont systématiquement interceptés et contrôlés par les forces de l’ordre.

Réglementation : grosse pression sur les scootéristes de la capitale

Cette fois-ci, l’accent n’est pas mis sur la sécurité avec le port du casque comme à l’accoutumé, ni encore sur le permis de conduire mais bien sur les documents officiels du véhicule.

Nous avons été avisé par de nombreux lecteurs d’Alger qui témoignent que la Police Nationale, lors d’un contrôle de la circulation, en absence de la présentation d’une carte d’immatriculation (carte grise) immobilise directement le scooter ou la moto.

De plus, lors de ces contrôles qui concernent pour l’essentiel les petites cylindrées de 125 cm3, les agents de la sécurité publique ne prennent plus en considération le fameux « Reçu » ou si vous préférez la facture d’achat du scooter et réclament une carte grise pour tous les deux roues.

Nombreux usagers paniqués se sont vus embarquer leur véhicule avec comme seule explication : « Pas de carte d’immatriculation, pas de droit de circuler ». Le scooter est saisi par les forces de l’ordre et le propriétaire n’a comme seul choix, celui de revenir à la fourrière muni d’une « carte grise » ce qui est quasiment impossible dans la situation actuelle. La police de notre pays applique la réglementation à la lettre et renvoie les usagers vers leurs responsabilités. Le mieux en cette période est d’éviter les déplacements si vous êtes dans le cas où vous ne pouvez pas justifier d’un certificat d’immatriculation et que vous vivez sur Alger.

C’est un coup dur porté aux consommateurs qui n’y est pour rien dans cette affaire. Pour rappel, nombreux scooters 125 se vendent chez certains concessionnaires sans aucun document officiel avec juste une facture comme justificatif de circulation.

Quand vous leur posez la question, ils répondent que l’ingénieur des Mines n’a pas exigé d’homologation donc d’immatriculation. Bref, une situation qui doit trouver une issue favorable pour tous et surtout pour les usagers qui sont floués.

Cela doit se faire dans le dialogue avec toutes les parties concernées comme le Ministère du Transport, le Ministère du Commerce, les Douanes, les concessionnaires de motocycles et enfin la Sûreté Nationale. Pourquoi pas envisager même une remise à niveau nationale des immatriculations du parc des deux roues car sans être fort en calcul mental : chaque année l’Algérie importe presque 100.000 deux roues et seulement 3% à 5% (*) de ces 2 roues sont immatriculés. On se rend bien compte que si ce problème n’est pas géré d’une manière globale, la majorité du parc motocycles d’Algérie risque de finir en fourrière.

Crédit photo : D.R
(*) Source : Prévision Scooter-dz