Une initiative pour mieux encadrer la conduite des deux-roues légers

Le mercredi 10 avril 2024, la maison des jeunes de Jemmal, située dans le gouvernorat de Monastir, a accueilli un atelier de sensibilisation et de formation consacré aux démarches nécessaires pour l’obtention du permis de conduire moto de catégorie AA. Cet événement, à destination des usagers de deux-roues légers et moyens, a également abordé les modalités de souscription à une assurance moto, un aspect souvent négligé par les jeunes conducteurs.

Ce workshop pédagogique s’inscrit dans une série de formations menées par le bureau régional de l’Observatoire National de la Sécurité Routière (ONSR) couvrant les zones du centre-est tunisien, notamment les gouvernorats de Monastir, Mahdia et Sousse. L’objectif principal est de renforcer la culture de la sécurité routière chez les jeunes motocyclistes.

Vers une conduite mieux régulée grâce au permis AA

Depuis l’entrée en vigueur du décret gouvernemental n°510 du 18 juin 2021, applicable dès 2024, il est désormais obligatoire de détenir un permis AA pour conduire une moto de cylindrée inférieure ou égale à 125 cm³. Cette réglementation concerne principalement les motos légères, les scooters et les engins de faible puissance, souvent choisis par les jeunes pour leur accessibilité et leur coût modéré.

Ce workshop a permis de clarifier les étapes d’obtention du permis AA, souvent perçues comme complexes. Les participants ont pu obtenir des informations sur :

  • les documents requis,
  • les conditions d’âge,
  • le contenu de la formation théorique et pratique,
  • ainsi que les centres agréés où passer l’examen.

Assurance deux-roues : un volet essentiel du programme

Outre l’aspect réglementaire, une partie importante de l’atelier a été dédiée à la souscription à une assurance moto. L’ONSR souhaite insister sur le fait qu’un deux-roues non assuré expose son conducteur à des risques juridiques et financiers importants. De plus, un contrat d’assurance adéquat permet de mieux protéger le conducteur, ses passagers, mais également les tiers en cas d’accident.

Cette session a donc eu pour ambition de conscientiser les jeunes motocyclistes sur leurs responsabilités en tant qu’usagers de la route. Elle marque une étape importante dans la stratégie nationale visant à réduire les accidents impliquant les deux-roues, qui représentent encore une part significative des sinistres enregistrés en Tunisie.

Une démarche exemplaire à suivre

Ce type d’initiative montre à quel point il est nécessaire d’encadrer l’usage des motos, surtout chez les jeunes souvent tentés de circuler sans formation adéquate. Le cas de la Tunisie pourrait inspirer des démarches similaires dans d’autres pays du Maghreb, dont l’Algérie, où l’on observe également une forte croissance de l’usage du scooter, thermique ou électrique.

Ce workshop à Monastir démontre que former et informer est la clé d’un changement durable des comportements sur la route. En accompagnant les futurs motards dès leurs premiers pas, les autorités tunisiennes espèrent contribuer à une circulation plus sûre et plus responsable.

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