Le gouvernement algérien renforce son arsenal réglementaire en matière de circulation routière. Avec la signature du décret exécutif n° 25-169 du 22 juin 2025 par le Premier ministre Nadir Larbaoui, de nouvelles obligations entrent en vigueur dès cette année. Ces mesures concernent aussi bien les voitures que les deux-roues motorisés, et elles ont un impact direct pour les utilisateurs de scooters thermiques et électriques.

Immatriculation obligatoire pour tous les deux-roues : une mesure attendue

L’un des changements majeurs apportés par ce décret est l’obligation d’immatriculation des motocycles et cyclomoteurs, au même titre que les véhicules automobiles. Désormais, les propriétaires de scooters – qu’ils soient thermiques ou électriques – devront soumettre leur véhicule à un contrôle de conformité auprès de l’administration des mines avant toute immatriculation.

Cette mesure s’inscrit dans une logique de modernisation du parc roulant et de meilleure traçabilité des véhicules en circulation. Elle permettra également de limiter le marché parallèle et de renforcer la sécurité routière, en s’assurant que tous les deux-roues répondent aux normes techniques exigées.

⚠️ Freinage ABS obligatoire pour les deux-roues puissants

Autre évolution d’importance : tout deux-roues dont la puissance dépasse 73,6 kW (environ 100 chevaux) devra obligatoirement être équipé d’un système de freinage antiblocage (ABS).

Cette exigence vise à réduire les accidents souvent causés par le blocage des roues lors de freinages d’urgence. Le freinage ABS, déjà largement répandu en Europe, devient désormais une norme en Algérie pour les motos puissantes. Un pas important vers une meilleure sécurité des motards.

Vente et changement de propriétaire : des démarches désormais encadrées

Le décret prévoit également une procédure plus stricte pour la vente de véhicules, scooters compris. En cas de vente, l’ancien propriétaire devra informer sa wilaya de résidence, en fournissant l’identité et l’adresse de l’acheteur. Cette déclaration, désormais obligatoire, permettra de tracer plus efficacement les transactions et de réduire les litiges.

Quant aux véhicules neufs, l’immatriculation devra être demandée auprès de la wilaya avec un dossier complet, notamment lorsqu’ils sont achetés chez un concessionnaire agréé. Il est également précisé que le terme « carte grise » est officiellement remplacé par « carte d’immatriculation », un document qui devra comporter :

  • Le numéro d’immatriculation,
  • Les caractéristiques techniques du véhicule,
  • Les données du propriétaire,
  • Son adresse complète.

Ces changements concernent aussi les remorques de plus de 500 kg, qui devront suivre la même procédure administrative.

Permis de conduire : nouvelle classification et brevet professionnel

Le décret de juin 2025 revoit également le système des catégories de permis de conduire. Deux exemples majeurs :

  • Catégories A1 et A : Pour les motos et scooters selon la cylindrée (50 à 125 cm³ et plus).
  • Catégories B et B(E) : Incluent désormais les véhicules conduits par des personnes atteintes d’un handicap.

Autre point notable, le brevet professionnel devient obligatoire pour certaines catégories de conducteurs, notamment :

  • Les détenteurs des permis B et B(E) transportant des matières dangereuses,
  • Les conducteurs de véhicules de transport de marchandises (permis C, C1, C(E)),
  • Les chauffeurs de transport de personnes (permis D, D(E)).

Ces dispositions visent à professionnaliser certaines fonctions sensibles du transport routier, tout en garantissant une formation spécifique adaptée aux risques encourus.

En conclusion : un tournant réglementaire pour les usagers de deux-roues

Avec ce nouveau décret, l’État algérien clarifie et modernise son cadre législatif en matière de circulation et d’immatriculation. Pour les scootéristes, il devient impératif de respecter les procédures d’immatriculation, de mettre à jour leur équipement de sécurité, et de se conformer aux nouvelles catégories de permis.

Chez SCOOTER-DZ, nous vous tiendrons informés de l’évolution de ces mesures, de leur application concrète et des démarches à suivre. N’oubliez pas : rouler légalement, c’est rouler en sécurité !

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