Le ministère des Transports envisage de mettre en place un fichier national des conducteurs dangereux, une proposition soumise par des députés pour renforcer la sécurité routière. Ce fichier permettrait d’identifier les automobilistes responsables d’accidents graves et de leur appliquer des sanctions dissuasives.
Un projet pour limiter les comportements à risque sur la route
L’objectif principal de cette initiative est de réduire les accidents de la route en enregistrant les conducteurs imprudents et en mettant en place des mesures strictes pour prévenir la récidive. Parmi les sanctions proposées :
- des amendes doublées en cas de récidive,
- une interdiction de travailler dans le secteur du transport,
- la comparution devant un conseil disciplinaire,
- des peines de prison dans les cas les plus graves.
Ce projet s’inscrit dans une politique plus large visant à limiter les pertes humaines et matérielles dues aux comportements dangereux sur les routes algériennes.
Une volonté politique pour renforcer la sécurité routière
Salem Benyettou, membre de la commission des Transports et des Communications à l’Assemblée populaire nationale, a révélé que le ministère des Transports étudiait sérieusement cette proposition. Lors d’une réunion avec le ministre Saïd Sayoud, l’idée d’un fichier national des conducteurs dangereux a été bien accueillie, et des engagements ont été pris pour sa mise en œuvre.
Lors de cette séance, plusieurs mesures complémentaires ont été évoquées, notamment la création d’une autorité dédiée à la gestion du trafic dans les grandes villes. Cette institution aurait pour mission :
- de surveiller la circulation en temps réel,
- d’organiser le trafic pour réduire les embouteillages,
- d’identifier les zones à forte congestion pour mieux planifier les infrastructures.
Ces mesures s’inspirent des systèmes mis en place dans les pays développés pour une gestion plus efficace du réseau routier.
Modernisation des transports et renforcement des infrastructures
En parallèle, les députés ont soulevé plusieurs problématiques liées au transport en Algérie. Ils ont notamment insisté sur la nécessité de moderniser les ports, de développer les infrastructures ferroviaires et de résoudre les problèmes de transport urbain.
Parmi les propositions discutées :
- l’obligation pour les grands opérateurs économiques de créer des entrepôts douaniers,
- l’accélération des projets en suspens,
- la modernisation des transports en commun,
- un plan global pour fluidifier la circulation dans la capitale,
- le renforcement du transport ferroviaire pour les passagers et les marchandises.
Enfin, les députés ont demandé des explications sur les retards liés à la construction du port d’El Hamdania, un projet stratégique qui pourrait renforcer la position de l’Algérie sur la scène commerciale internationale.
Vers une meilleure régulation du transport et de la circulation
La mise en place du fichier national des conducteurs dangereux et les différentes propositions visant à améliorer la gestion du transport en Algérie s’inscrivent dans une volonté politique de sécuriser les routes et moderniser les infrastructures.
Avec ces mesures, les autorités espèrent réduire le nombre d’accidents et améliorer le quotidien des usagers de la route, tout en développant un système de transport plus efficace et sécurisé.
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