Êtes-vous thé ou café ? Avec ou sans sucre ? Dans la vie, nous avons souvent le choix entre deux options. Et bien pour le scooter en Algérie, c’est la même chose ! Votre monture qu’elle soit scooter ou moto, petite ou grosse cylindrée, vous la voulez avec ou sans plaque d’immatriculation ? 🙂

Votre scooter, avec ou sans immatriculation ?

Cessons les plaisanteries à présent et abordons ce sujet avec un peu plus de sérieux mais pas trop non plus : est-ce réellement un choix pour le consommateur algérien d’être face à une telle disparité sur les notions liées à l’homologation, l’immatriculation et à la garantie du 2 roues qu’il souhaite acquérir ?

Avant de répondre à cette question, un éclaircissement de ce que dit notre loi s’impose. La loi algérienne dit que tout véhicule motorisé d’une cylindrée supérieure à 80 cm3 doit faire l’objet d’un certificat d’immatriculation. Il se pourrait même qu’avec le nouveau cahier des charges du Ministère de l’industrie imposé aux importateurs de véhicules, cette barre fixée à 80 cm3 soit ramenée à 50 cm3, c’est pour vous dire … Autre point important, pour qu’un véhicule soit immatriculé, il se doit obligatoirement d’être homologué par les Services des Mines à la demande de l’importateur.

On résume donc : « mon scooter, par exemple, qui fait 125 cm3, doit être homologué par les services de l’Etat puis immatriculé … Que se passe-t-il dans la réalité, dans la vraie vie ? Regardons les choses de plus près en prenant en compte uniquement les scooters 125 cc ».

Il suffit de regarder autour de soi et de se rendre compte que de nombreux scooters roulent dans nos villes et nos campagnes carrément sans plaques d’immatriculation ou alors avec des plaques dites décoratives qui reprennent souvent un style à la française avec des « 75 », des « 92 » ou encore des « 13 » pour désigner ainsi les département de ce pays ami qu’est la France. Cela ne veut pas dire non plus qu’il n’y a pas quelques scooters qui tournent avec des immatriculations venant d’Italie, d’Espagne ou de France … en transit temporaire qui peut se transformer en transit définitif.

Face à cette situation, les témoignages des usagers sont souvent les mêmes et l’argument qui prime est souvent lié au tarif. C’est ainsi qu’un futur acquéreur vous dira : « si sans la carte jaune, c’est moins cher, ça m’arrange ». On peut faire encore moins cher si vous voulez un scooter : sans roues, sans guidon et voire sans selle. Je plaisante 🙂 !

Côté concessionnaire, c’est pas mieux (alors pas tous, bien entendu) : « Nous… c’est les clients qui demandent à ne pas avoir d’immatriculation, et oui, la paperasse, ils aiment pas trop … » Ne serait-ce pas plutôt l’importateur qui n’a pas obtenu sa petite homologation car celle-ci, en plus des démarches administratives, coûte de l’argent ? Bref, restons positif…

Alors, chers lecteurs et consommateurs, ne prenez plus cette question à la légère et exigez un scooter homologué, immatriculé, garanti au minimum 12 mois voire 24 mois comme le font à présent de nombreux importateurs sérieux. Tous ces éléments contribueront à maintenir la valeur de votre deux roues et à encourager les distributeurs qui œuvrent pour le bien de leur clientèle en proposant des produits, des gammes et des solutions de qualité.

N’hésitez à partager vos expériences personnelles et à faire part de vos commentaires sur ce sujet !

PS : Nous n’avons même pas abordé le sujet des gros scooters à l’image du TMax à la sonorité vrombissante qui arpente nos boulevards sans une once de plaque d’immatriculation. A croire qu’une compétition a été ouverte entre lui et la mythique Peugeot 103 (ben oui, les deux roulent sans plaque).

Crédit photo : Scooter-dz